Mont Blanc par la voie normale (74)

Le weekend du 24/25 juillet est prévue l’ascention du Mont Blanc. Sommet mythique, je voulais le gravir depuis des années, sans avoir pour autant l’entrainement ou l’occasion d’y aller. Cette année fut la bonne. Après quelques rando d’entrainement avec pas mal de dénivellée, un peu d’entrainement à l’altitude, nous sommes parti avec mon père.

Nous avons choisi la voie normale, en laissant la voiture à St Gervais. De là, nous avons pris le train du Mont Blanc jusqu’au Nid d’Aigle.

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Le premier jour fut frais et plein de brouillard jusqu’au refuge du Gouter. Tant mieux, nous n’avons pas souffert de la chaleur estivale ni de coups de soleil. Le chemin est d’abord bien marqué et large, puis la pente augmente peu à peu jusqu’au refuge de Tête Rousse.

C’est ici que ceux qui bivouaquent (càd qui dorment en tente ou à même le sol) doivent s’arrêter. Seuls ceux ayant réservés au refuge du Gouter peuvent continuer. Un guide informe les randonneurs en dessous du premier refuge. En pratique, beaucoup continuent la randonnée et bivouaquent autour du refuge du Goûter, voire dans le réfectoire ou le sas d’accès aux dortoirs.

C’est au petit chalet servant au guide que nous chaussons les crampons, pour passer le tristement célèbre couloir du Goûter, connu pour sa dangerosité et ses chutes de pierres. Heureusement, à l’aller, il était bien en neige et la traversée fut facile.

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L’ascension sous le refuge du Goûter (vue depuis le refuge, en plongée). Des cables ont été installés pour faciliter la progression, personnellement j’aurai préféré avoir la roche nue et pouvoir cheminer là où bon me semblait.

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Arrivés au refuge, nous passons a dessus de la mer de nuage.

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Vue imprenable sur l’aiguille de Bionnassay (4 052 m).

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Nous avons passé la nuit dans le bâtiment annexe du refuge. Des travaux ont été entrepris pour contruire un nouveau refuge, plus grand et aux normes de sécurité.

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L’intérieur de l’annexe. Un matelas, un oreiller et deux couvertures attendent chaque randonneur.

Le réveil général se fait à 2 h du matin par les gardiens du refuge (certains se font réveiller à 1 h). Le temps d’attendre que les ‘bivouaqueurs’ du réfectoire rangent et partent, nous déjeunons et nous préparons. Le départ se fait vers les 3 h, à la frontale. Les alpinistes s’habillent chaudement, s’encordent et mettent les crampons avant de partir.

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Faute au vent, comme la veille, aucun alpiniste n’a atteint le sommet ce weekend. L’arrête des Bosses n’étant pas toujours pratiquable, la plupart y ont renoncé, par sécurité. Nous nous sommes donc arrêtés au col du Dôme du Goûter (4 246 m). Certains sont montés jusqu’à l’abri Vallot, cabane de secours, située à 4 362m. Nous avons préféré garder des forces pour le retour.

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L’ascension nocturne ne permet pas d’apprécier la pente, plus visible lors de la descente…

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Le soleil se lève timidement.

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L’arrête du Goûter se réveille.

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Une petite crevasse ouverte sur l’arrête du Goûter. Les deux alpinistes nous précédant redescendent à cause du M.A.M (mal aigü des montagnes), le second étant malade. Je suis bien contente de ne pas en avoir souffert!

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Le beau temps nous a permis d’admirer le lever de soleil.

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Regard en arrière sur le Dôme du Goûter.

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Au bout de l’arrête : le refuge, où nous faisons une pause avant de continuer la descente sur la vallée.

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Vue sur l’aiguille de Bionnassay. A droite, le refuge de Tête Rousse. C’est ici que nous enlevons les crampons.

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Des bouquetins, pas farouches, prennent la pause pour le plus grand bonheur des photographes.

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A cause de problèmes techniques, certains trains furent annulés ce jour-là. Nous avons donc accéléré le pas pour attraper celui de 11h30, et retomber dans le brouillard par la même occasion.

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Vue sur les aiguilles de Chamnoix, la Verte et les Drus depuis le train.

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La gare de St Gervais, où nous quittons le train à crémaillère.

 

En résumé, une très belle randonnée, de magnifiques paysages et quelques rencontres furtives bien sympatiques lors de l’ascension ou au refuge. Une ascension très (trop?) fréquentée, et dangeureuse. Certains se poussent dans des passages critiques (tel le couloir du Goûter, au retour, recouvert de pierres, glace et neige fondue), d’autres font partir des pierres sur ceux qui sont en aval.

Je retenterai l’ascension du Mt Blanc, mais par une autre voie. Il faut l’avoir faite, mais la surfréquentation et l’instabilité croissante des rochers font que cette voie est de plus en plus dangeureuse.

 Cliquez-moi!

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